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Qu'est-ce que le Rink-Hockey ?
Ce sport, comme son nom ne l'indique pas, est du hockey sur patins à
roulettes traditionnels à 4 roues, appelés quads. Il se pratique sur
un terrain de 40 sur 20 mètres avec des crosses de 1m10 de long et une
balle de 155g environ. Chaque équipe est composée de 4 joueurs de champs
et d'un gardien de but, et autant de remplaçants, s'affrontant pendant
2 mi-temps de 25 minutes (Le temps est décompté comme au basket-ball).
Hormis l'équipement du gardien qui est spécial, les protections des joueurs
de champs se limitent au port de jambières, genouillères et d'une coquille.
A la différence du hockey sur glace, les contacts violents sont prohibés
et contrairement au hockey sur gazon, les crosses sont plates et jouables
des deux côtés. A noter que l'équipe de France est devenue en 2001 la
5ème nation de l'élite mondiale.
La création du patin à roulettes
Avant de parler des premières traces du Rink-hockey, il faut tout d'abord
s'interroger sur l'origine du patin à roulettes. Le premier à avoir fabriqué
un patin était un hollandais du nom de Van LEDE vers le début du 17ème
siècle. Cet instrument qui se composait d'un nombre indéterminé de roulettes
positionnées en une seule ligne n'a eu qu'une faible influence. En mai
1760, l'idée du patin à roulettes a été reprise par Joseph MERLIN de HUY
(en Belgique) où il fit une démonstration à Londres de ce qu'il croyait
son invention ; mais la portée de son idée n'a pas été au-delà de ses
espérances puisque après ce jour, nous n'avons plus entendu parlé de patins
à roulettes.
Plusieurs années plus tard, le 12 novembre 1819, le français PETITBLED
dépose un nouveau brevet toujours sur le même principe du patin en ligne.
Enfin, le 26 juillet 1828 M. GARCIN dépose un nouveau brevet d'un appareil
à trois roues en ligne dont deux aux extrémités et une plus grande au
centre. Il faut remarquer que jusqu'alors le principe du patin à roulettes
était toujours de la forme du patin à glace d'aujourd'hui. C'est le 31
juillet 1869, où le français nommé LEGRANGE, modeste mécanicien, songe
à mettre quatre roues à chaque pied des ballerines qui interprétaient
"PROPHETE" de Giacomo MEYER BEER. Il fait ainsi applaudir la chorégraphie
sur patins à roulettes qui entre par la grande porte de l'opéra de Paris.
Cette date relance l'intérêt du patin aux yeux de la population, à tel
point que plusieurs personnes modifient le concept du patin.
Dans les premières années de l'après guerre 1914-18, le patin "CHEVREAU"
à chenille fit son apparition. On peut aussi citer le "ATYCYCLE" qui était
un patin mono roue où la personne s'aidait de bâton pour se propulser,
comme un skieur. Plus tard, le patin "BEYGNIER" vit le jour. Ce patin
avait exactement l'apparence du patin à glace, mais n'avait pas la même
légèreté étant donné que de nombreux galets d'aciers étaient maintenus
dans l'épaisseur de la lame. Enfin, le patin "FULGUR" de M. PRETOT, le
dernier essai connu dans cet ordre d'idée révolutionnaire était composé
de trois roues caoutchoutées à bandages pleins.
Mais seul le concept du patin à roulettes à 4 roues 2 à 2 du 31 juillet
1869 a pu survivre et se propager jusqu'à nous, après avoir subi de nombreuses
modifications. Depuis quelques temps, le roller skating est pratiqué par
des milliers de jeunes qui utilisent le patin en ligne, remis au goût
du jour par les américains. Saisissant l'opportunité de cette nouveauté,
la France a été l'un des premiers pays à utiliser ce patin en ligne en
compétition, lors des championnats du monde de course en 1992 puisque
ce type de patin s'avère plus rapide. Et avec la renaissance du patin
en ligne, de nouvelles disciplines importées des Etats Unis d'Amérique
se sont créées (le roller acrobatique, la randonnée en roller et le roller
in ligne hockey). Seules deux disciplines ont gardé l'usage du patin à
roulettes traditionnel parce qu'il reste nettement plus efficace (le Rink-Hockey
et le patinage artistique). Dans le domaine artistique, le frein à l'avant
du patin est indispensable pour la réalisation de figures et pour le Rink-Hockey,
même si les patins en ligne sont largement plus rapides, les patins traditionnels
sont plus compétitifs en ce qui concerne les freinages et les démarrages.
L'origine de ce sport
Le développement du Rink-Hockey va de pair avec la croissance industrielle.
En effet, vers la fin du 19ème siècle, les industries commençaient à s'intéresser
à la fabrication du patin à roulettes, modernisé par l'invention du roulement
à bille. De ce fait, les pratiquants du patin se montraient de plus en
plus nombreux. Cependant, cela restait une pratique sauvage qui s'exerçait
dans la rue. C'est en 1883, tout au moins à Paris dans le 9ème arrondissement,
que les premiers patineurs français s'exerçaient en salle. Mais la véritable
origine du Rink-Hockey remonterait vers 1850 dans le comté de Kent en
Angleterre. Il n'est pas possible de savoir à quand remonte la première
partie de Rink-Hockey mais on sait que les premières règles de jeu étaient
bien loin du règlement actuel. En effet, les dimensions du terrain étaient
énormes ainsi que la taille des buts, et les équipes étaient composées
de 11 joueurs de champs.
C'est en 1875 que "The men hockey association" de Londres va mettre un
ordre dans les règles initialement adoptées. Cette association décide
de réduire les dimensions du rectangle de jeu et des cages, abaissant
aussi de 11 à 7 le nombre de joueurs sur la piste pour une équipe. Plus
tard, le 16 janvier 1886, dans les salons de conférences du "Cannon Street
Hotel" de Londres, se tient l'Assemblée constitutive de la Hockey Association,
premier noyau dirigeant duquel sortira au début du 20ème siècle la fédération
anglaise. Et au fil du temps le règlement va se perfectionner. Pour en
revenir à la France, la fin du 19ème siècle est marqué par la monté de
la pratique du Rink-Hockey dans les rues ou dans des salles pouvant accueillir
ce genre de sport. Cette pratique sauvage attirant de plus en plus de
monde comme un effet de mode, va rapidement être réglementée.
La naissance d'une fédération de roller skating
Le Rink-Hockey a été pour la première fois réglementé en France par la
fédération des patineurs de France, fondée en 1910, sous la présidence
de M. MICHAUT (Le siège étant 34 rue de Provence à Paris dans le 9ème
arrondissement). Cet organisme s'est éteint en 1914 en raison des évènements
puisque tous les dirigeants étaient appelés sous les drapeaux. Ce n'est
que durant la saison 1919-20 que le flambeau fut repris par la Fédération
Française de Patinage à Roulettes (FFPR) présidé par M. MARECHAL, sous le contrôle
de l'USFSA (Union des Sociétés Française des Sports Athlétiques créée
en 1889). Mais seulement après quelques années, cette nouvelle fédération
commence à semer la zizanie dans le mouvement du Rink-Hockey. Ces décisions
sont de plus en plus contestées par les clubs. En 1925, le PHC (Paris
Hockey Club), club phare du moment a été supprimé sous un prétexte litigieux.
Apparemment le logo du PHC qui était fait d'un coq rouge surmontant deux
anneaux tricolores ressemblait trop à l'écusson de l'équipe de France.
La fédération a donc obligé cette association de modifier son logo sous
peine d'exclusion. Le PHC n'a donc pas souhaité continuer son aventure
sportive à travers une telle fédération. C'est pourquoi les membres de
ce club vont former, avec le ralliement de deux autres associations mécontentes
de l'ancien régime, un second mouvement de Rink-Hockey. Ils vont organiser
leurs propres manifestations sportives en créant une section "Skating"
au sein de la FFSA (Fédération Française des Sports Athlétiques), fédération
dissidente de l'USFSA qui ne s'occupait que du football et de l'athlétisme.
D'ailleurs d'autres clubs ne vont pas tarder à rejoindre ce nouveau mouvement.
Nous arrivons donc en 1926 où la fédération internationale de roller skating
vit le jour, dont le siège était fixé en Suisse à Montreux et présidé
par M. REINKEWITZ. Si la FFPR poursuit ses activités malgré les évènements,
ses directives sont toujours de plus en plus contestées. Et plusieurs
associations abandonnent encore la FFPR dont la ligue du sud ouest et
de celle du Midi-Pyrénées qui vont à eux deux former la Fédération Française
de Rink-Hockey (FFRH) qui sera déclarée officiellement le 6 août 1926
sous la présidence de M. BERTHEREAU. Le patinage à roulettes se trouve
alors dirigé par trois fédérations, chose frisant la démence, surtout
lorsqu'on connaît le petit nombre de clubs pratiquant ce sport à cette
époque, et que seule la FFPR qui ne compte plus que quatre clubs est reconnue
par le CNS (Comité National des Sports). C'est alors qu'après accord pris
entre M. Freddy BARQUE (membre fondateur du PHC et par la suite représentant
de la section "Skating") et M. Camille FETLER (secrétaire de la FFRH),
il est décidé que les licenciés de la FFSA adhéreraient à la FFRH pour
lui donner plus de poids afin de concurrencer la FFPR. Les deux fédérations
travaillaient alors chacun de leur côté jusqu'au jour où la FFRH organisa
la première édition de la coupe latine disputée du 15 au 17 novembre 1956
à Paris entre les équipes nationales d'Italie, du Portugal, d'Espagne
et de la France qui se classèrent dans cet ordre respectif. Ce grand événement
sportif va avoir de l'importance puisqu'il montre aux autorités sportives
et administratives l'engouement que la FFRH porte pour la promotion du
Rink-Hockey.
Ne pouvant pas accepter ce double fonctionnement, le président du CNS,
M. Jules RIMET, et le président du COF (Comité Olympique Français), M.
Armand MASSARD ont décidé de réunir les représentants de la FFRH
et de la FFPR dans les salons de l'école militaire à Paris pour définir
laquelle des deux fédérations va pouvoir à elle seule diriger le patinage
à roulettes en France. Les deux présidents du CNS et du COF transféraient
la reconnaissance officielle à la FFRH présidée par M. BERTHEREAU où le
siège de la fédération nouvellement reconnue resterait fixé à Bordeaux.
De plus, son correspondant et représentant désigné à Paris serait M. Freddy
BARQUE. Ainsi se termina une longue lutte d'influence pour la direction
du patinage à roulettes en France. Quelques années après, la FFRH a changer
son appellation sous le nom de Fédération Française des Sports de Patinage
à Roulettes, puis récemment sous le nom de Fédération Française de Roller
Skating. Depuis ce jour, le mouvement fédéral est resté relativement stable
même si dans les années 80, il y a eu quelques perturbations qui ont nécessité
l'intervention du CNOSF (Comité National Olympique Sportif Français).
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